Modernisation du terminal Pointe-aux-Basques

PAB ConstructionHistorique

Construit en 1950, le terminal Pointe-aux-Basques a toujours eu une vocation intermodale en servant de porte d’entrée de marchandises pour le nord, en plus d’être le terminal principal pour la desserte maritime qui approvisionne les villages isolés de la Basse-Côte-Nord avec le transit de marchandises par conteneurs et de passagers.

La modernisation du terminal Pointe-aux-Basques permettra de mettre aux normes les infrastructures et de les rendre plus aptes à répondre aux demandes actuelles pour des projets de transport maritime courte distance (TMCD), qui sont en développement en raison du fort potentiel de marché, et rendra également possible la diversification de ses trafics de marchandises.

Une fois rénové, le terminal permettra de consolider le trafic actuel et également de fortifier l’assise du Port de Sept-Îles en tant que porte d’entrée pour les projets du nord du fait de sa vocation intermodale. La modernisation contribuera considérablement à la réduction des émissions de GES en offrant des alternatives pour la réduction du trafic lourd sur la route 138 par la maximisation de l’utilisation de la voie maritime.

Description du projet

Pour assurer sa réalisation, le Port de Sept-Îles s’est vu allouer un montant de 6,7 M$ dans le cadre du programme Fonds national des corridors commerciaux (FNCC) du gouvernement fédéral, ainsi qu’un montant de 6,7 M$ du Programme de soutien aux investissements dans les infrastructures de transport maritime (PSIITM) du Ministère des Transports du Québec sur un projet total de 20 M$. Le Port de Sept-Îles comblera la balance du financement, soit le tiers restant.

Suite à un appel d’offres pour la réalisation du projet via un contrat de type «design-built» ou «conception-construction», le mandat a été octroyé à Construction LFG (Construction RIC) qui aura la responsabilité de la conception et de la réalisation du projet selon les exigences du mandat.

Les travaux débuteront à la mi-mai 2020 et seront substantiellement complétés à l’automne 2020. L’entrepreneur pourra finaliser le tout au printemps 2021 (revêtement bitumineux – pavage).

Projet PABLes travaux consistent principalement à installer une nouvelle façade constituée de pieux et de palplanches devant le quai existant, à remplacer les tirants supérieurs, à améliorer le système de défense et d’amarrage, à prolonger la façade jusqu’à la jetée existante en enrochement et à refaire l’aménagement de la surface du terminal. L’enfoncement des pieux et des palplanches sera effectué par vibrofonçage.

Accès au site suspendu

Un périmètre de sécurité entourant les activités de construction sera implanté. Ainsi, l’accès public au site sera suspendu jusqu’au printemps 2021.

Suivi sur le projet

Veuillez nous suivre sur notre page Facebook pour avoir des nouvelles du chantier au fur et à mesure de l’avancement des travaux. Si vous avez des questions, vous pouvez communiquer avec le Port de Sept-Îles en utilisant l’adresse courriel suivante : env@portsi.com

En cas d’urgence, vous pouvez communiquer avec le Port de Sept-Îles au 418 968-1231.

Mesures de précaution environnementales

Toutes mesures de précaution environnementales du Port de Sept-Îles devront être respectées lors de la réalisation du projet, voir ce lien.

De plus, afin d’assurer l’exécution des travaux en conformité du respect des normes et des autorisations environnementales émises, d’autres mesures d’atténuation spécifiques au projet, dont voici une liste non exhaustive, devront également être appliquées :

  • Les pieux et/ou palplanches seront foncés par vibrofonçage afin de réduire l’intensité du bruit.
  • Une zone d’exclusion des cétacés sera en vigueur lors du vibrofonçage des pieux et/ou palplanches. Ainsi, les activités seront arrêtées si leur présence est observée à moins de 600 m de la zone des travaux. Advenant leur présence à l’intérieur de cette distance, les activités d’enfoncement ne pourront redémarrer qu’après une période d’une durée de 30 minutes suivant le départ du cétacé.
  • Une surveillance constante par un observateur formé sera réalisée lors des travaux d’enfoncement des pieux et/ou palplanches afin d’assurer le respect de la zone de protection des cétacés.
  • Aucun enfoncement de pieux et/ou palplanches ne sera effectué les journées de fortes vagues ou durant les heures de noirceur.
  • L’étanchéité des coffrages sera assurée avant le commencement des coulées en effectuant une vérification des soudures.
  • Une surveillance constante sera réalisée lors des travaux de bétonnage afin d’assurer l’application des mesures de protection du milieu et de permettre une réaction rapide en cas d’incident environnemental.
  • Le remblai excavé sera déposé en piles qui feront l’objet d’une caractérisation environnementale conforme à la réglementation, visant à s’assurer de la qualité des sols à remettre en place. Advenant la découverte de sols contaminés, ils seront disposés dans un site autorisé pour leur traitement. Les débris seront triés pour être amenés à un site de dépôt approprié. Les résidus d’asphalte seront recyclés.
  • Les mesures nécessaires seront prises afin d’éviter la dispersion des sédiments ou des matériaux de construction pendant les travaux. Ceci inclut la mise en place de moyens de contrôle des eaux de ruissellement et de lixiviation.
  • Une procédure d’intervention en cas de déversement devra être instaurée au début du chantier et communiquée aux travailleurs. Si un déversement survient, le plan d’intervention sera appliqué rapidement et de manière rigoureuse. L’incident sera rapporté aux instances concernées sans délai.
  • Une trousse d’intervention d’urgence en cas de déversement devra être présente sur le site en tout temps et comprendra tout le matériel nécessaire pour circonscrire une éventuelle fuite ou un déversement accidentel d’hydrocarbures.
  • Les véhicules et les engins de chantier seront maintenus en bon état de fonctionnement et des inspections quotidiennes seront menées afin de s’assurer qu’il n’y a aucune fuite de carburant ou d’huile.
  • La machinerie utilisée pour les travaux en rive sera équipée d’huile biodégradable, non toxique pour le milieu aquatique.
  • La circulation des véhicules se limitera aux voies prévues et identifiées à cet effet.
  • Lors du transport de matériaux granulaires, les bennes des camions seront recouvertes d’une bâche afin de limiter la dispersion de poussières susceptibles d’incommoder les autres usagers du réseau routier.
  • Pour limiter l’émission de gaz d’échappement, on s’assurera du bon entretien des véhicules routiers et véhicules lourds. L’utilisation de véhicules récents ou équipés de technologies minimisant les émissions atmosphériques sera préconisée.
  • La marche au ralenti des véhicules sera proscrite à moins de circonstances exceptionnelles devant faire l’objet d’une approbation.
  • L’entreposage des matières dangereuses résiduelles (MDR) se fera conformément à la réglementation. Une gestion séparée des MDR (contenants vides, guenilles souillées, sols contaminés, huiles usées, etc.) sera réalisée. Toutes les MDR seront déposées dans des contenants étanches identifiés et entreposés à l’abri des intempéries dans un conteneur désigné à cet effet, situé à une distance raisonnable (30 m) de tout plan d’eau, des fossés de drainage ou des puisards ainsi que de tout autre élément sensible.
  • Un plan de réduction des déchets doit permettre d’organiser la gestion des déchets de manière que les différentes actions soient assorties de priorités qui respectent la hiérarchie des 3R, c’est-à-dire, dans l’ordre décroissant d’importance, réduction, réutilisation/réemploi et recyclage. Des conteneurs pour trier les divers types de matières résiduelles issus des travaux de construction seront prévus à cet effet. Les principales matières recyclables sont : l’aluminium, le papier, incluant le carton, le plastique et le verre. Les métaux devraient être disposés dans des conteneurs distincts afin de favoriser leur valorisation.